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Portrait de Benoît Labourdette sur le site de l’Université de la Sorbonne Nouvelle

mardi 9 octobre 2012, par Benoît Labourdette.

Le site internet de l’Université Paris 3 Sorbonne nouvelle propose des portraits d’anciens étudiants, étudiants, enseignants... C’est un espace de transmission assez généreux et constructif pour les étudiants.

Le 9 octobre 2012, un portrait de Benoît Labourdette, dirigeant de Quidam production et ancien étudiant de la Sorbonne Nouvelle, est proposé.

Le voici :

Benoït Labourdette, ancien étudiant de la Sorbonne Nouvelle


le 9 octobre 2012


Ancien étudiant du département Cinéma Audiovisuel, Benoît Labourdette est toujours resté proche de l’Université. Véritable entrepreneur au service de sa passion, il a su préserver intact son désir pour le cinéma tout en conduisant un projet professionnel solide....

Quel est votre parcours à la Sorbonne Nouvelle ?

J’ai fait mes études à la Sorbonne Nouvelle, à partir de 1988. Deug, licence et maîtrise de cinéma : histoire, théorie et esthétique. Outre les études, j’ai tout de suite été très actif : dès la première année de Deug, j’organisais des projections de courts métrages tous les mois en salle 49 (’Court Bouillon’ pendant 6 ans), je participais à des tournages avec d’autres étudiants, je fouinais au 5è étage où il y avait un peu de matériel, etc. Parmi les enseignants, j’ai fait des rencontres importantes à l’époque, dont certains sont toujours mes amis, et collègues de temps en temps aujourd’hui. L’université fut pour moi la meilleure formation, et c’est ce que je voulais, approfondir les sciences humaines. La pratique du cinéma, qui est mon métier aujourd’hui, je l’ai apprise sur le tas, et je dois dire que j’apprends toujours chaque jour, avec une structure de la pensée héritée de ma formation à Paris 3.

Quel est votre parcours professionnel ?

Un jour, alors que j’étais étudiant à la Sorbonne Nouvelle, l’université m’a appelé, pour me proposer de m’embaucher, pour créer un petit centre de production vidéo pour les étudiants, au 5è étage. J’ai dit oui, j’ai fait en sorte d’acheter du matériel, d’apporter une dynamique de pratique, ce qui était à l’époque la volonté de quelques enseignants. Et puis, au bout de quelques années, ayant fait le tour, j’ai quitté la fonction publique pour monter une société de production, avec mon épouse (Quidam production - www.quidam.fr). Depuis lors, j’ai quatre activités professionnelles en parallèle : 1. La réalisation de films. 2. L’expertise technique dans le domaine des nouveaux médias (conseil, prestations). 3. La formation professionnelle (tournage, numérique...). 4. L’organisation d’événements culturels (et notamment la fondation et la direction du Festival Pocket Films en 2005 avec le Forum des images).
En fait, quand j’étais étudiant, je faisais la même chose qu’aujourd’hui, d’une certaine manière, et je me suis formé en faisant, avec ma passion et mon désir, toujours intacts. Je suis passé par des périodes difficiles, financièrement notamment, mais j’ai tenu mon désir, j’ai remis en question mes méthodes de travail, j’ai de moins en moins hésité à assumer l’atypisme et la diversité de mes activités, et aujourd’hui, tout en trouvant toujours autant de sens et de plaisir à mon travail, je gagne très très bien ma vie (je n’ose dire mes revenus, car nous sommes en France et c’est tabou, mais c’est enviable). Par contre, je sais la fragilité d’un parcours professionnel, c’est pourquoi je me forme au quotidien, que je travaille dans des spécialités différentes, afin de pouvoir être souple et m’adapter. J’ai choisi le risque, et en fait, c’est la vie.

Quels sont vos projets ?

Beaucoup beaucoup de projets, tout le temps des nouveaux, c’est difficile à résumer. Mais, entre autres, je travaille beaucoup sur la question des dispositifs de projection, comment on fait exister, aujourd’hui, un cinéma de recherche qu’on ne voit plus dans les salles, qui n’est plus dans le circuit commercial classique, mais plutôt dans les champs de l’art contemporain ou du spectacle vivant.

Vous avez récemment participé à la Nuit des Chercheurs, et proposé une animation à partir de smartphones pour le public, en quoi consistait-elle ?

Nous avons proposé aux passant de réaliser une partie d’un vaste ’cadavre exquis vidéo’ : beaucoup de créativité, d’amusement, et surtout des regards, qui se confrontent, s’entrechoquent et forment un film collectif singulier, étonnant, qui est visible ici.

(photo de Pierre Métivier)